La Nature et la lumière

2012 - Chaumont-Sur-Loire


ANNEE : 
2012
MAÎTRISE D’OUVRAGE : Chaumont sur Loire
MAÎTRISE D’OEUVRE : DSM Agence de Paysages
PROGRAMME Participation au concours des jardins éphémères de Chaumont sur Loire
TYPE D’OPÉRATION Concours
SUPERFICIE : 250 m2

La lumière est un élément primordial pour le promeneur, qu’elle soit du matin ou du soir, crue ou douce, elle génère des émotions toutes particulières : de bien-être ou d’agressivité, d’apaisement et de ressourcement.
La lumière est également nécessaire à la vie végétale. La flore s’exhibe lorsqu’elle est exposée aux rayons bienfaiteurs et profite, même dans les endroits les plus obscurs, du moindre rayon pour exister.

Le jardin révéle au promeneur un certain nombre d’ambiances lumineuses et de sensations qu’il peut ressentir en les parcourant.
En entrant dans le jardin, le promeneur traverse une succession de pans de murs. Ces « murs », conçus grâce à l’accumulation entre deux grillages légers de feuilles mortes ramassées sur le territoire, apportent une fraîcheur et des odeurs de Nature au lieu. Des plantes y poussent occasionnellement via la décomposition progressive de ces murs.
Continuant sa déambulation et recherchant le centre des ondulations créées par ces parois, le promeneur se retrouve face à un large plan d’eau contrastant une profusion de plantes émergeant  d’un bouillon d’eau et un aplat d’eau calme, presque huileuse, réfléchissant la lumière et les éléments qui l’entourent. Les murs de feuille qui ceinturent cet espace semblent flotter à sa surface. Ce plan d’eau rassemble les eaux de pluie du jardin.
Au centre du plan d’eau, lévite une sphère. Une sphère légère, de structure métallique apparente mais presque entièrement recouverte d’un drapé « bleu électrique ». Cette sphère, soulevée par le graphisme vertical des plantes qui l’entourent, absorbe les rayons du soleil. Elle les accumule, en concentre l’énergie, pour la libérer dans un autre lieu sous forme de lumière artificielle.
Nous engouffrant un peu plus dans le dédale d’arceaux de feuilles mortes, nous pénétrons un milieu soudainement plus sombre. Un toit de feuilles mortes dense, frôle nos têtes, répandant une odeur de feuilles humides, et depuis lequel pendent quelques plantes épiphytes tout droit sorties de l’univers caverneux.
A nos pieds et jusqu’aux genoux, s’étale un tapis de fougères à travers lequel chacun se fraye son propre chemin.
Ci et là dans l’espace - dissimulés dans cet épais tapis vert - sont disposés des salons en bois et en torchis d’argile issue du sol du jardin et du territoire où le mobilier est posé. Une lumière diffuse provenant du cœur de chaque meuble, passant à travers les fentes laissées par la structure en bois, leur apporte une sensation de légèreté qui s’accorde avec la fraicheur de sous-bois.
Cette lumière est générée par le soleil bleu que l’on entre-aperçoit au travers de fentes découpées verticalement dans le mur de feuilles qui nous sépare du plan d’eau. Des rayons de lumière naturelle se frayent un chemin à travers ces fentes.
Au milieu des salons s’élèvent des piédestaux en torchis sur lesquels s’étalent des tapis de minuscules plantes. Un large tapis de mousse ou de plantes des cavernes vont attiser notre curiosité et l’envie d’y toucher ou de les sentir. Ces plantes profitent d’une lumière sensible qui provient de petites percées dans le plafond.
Cette lumière n’est-elle pas Naturelle? Puisqu’elle provient, comme toutes les autres, du jardin.
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